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Rédac
le 07 Déc. 07 à 16h49
 
Journaliste, productrice, vidéo blogueuse, co-administratrice de plusieurs initiatives humanistes, est également particulièrement active au sein de Second Life au travers de sa société i-Marginal.com. Dans cet entretien elle revient sur sa découverte de cet univers 3D et sur ses potentialités.

JB -Natacha Quester Semeon, bonjour. Comment avez-vous découvert SL ? Selon vous, quels sont les avantages de cet environnement par rapport au web traditionnel ou à d'autres mondes virtuels 2D/3D?

NQS -Je l'ai découvert à l'été 2006 lorsque la première ONG américaine s'y est implantée. C'est dans le cadre de mes activités associatives (Les Humains Associés et la Néthique) que je m'y suis plongée lors de l'hiver 2006 avec Tatiana Faria (architecte dans SL) pour monter ensemble le projet de l'Ile Verte. C'était donc avant la vague médiatique et présidentielle. Notre association est l'une des premières à être présente sur le Web (depuis 1994). Depuis des années, nous explorons aussi les développements et les usages du Net. C'est différent du Web, car on n'est pas sur un site, mais dans un lieu que l'on doit animer, comme il faut le faire pour tout lieu événementiel.

Sur l'Ile Verte, nous avons organisé plus d'une douzaine de conférences diffusées en vidéo live avec des personnalités, des journalistes, des scientifiques. Sur l'Ile Verte nous avons aussi organisé les journées Néthique, et une rencontre spéciale dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, avec Nathalie Kosiosko Moriset. Depuis le début nous faisons de la mixed-reality. Il faut bien dire que Second Life n'est rien à côté de ce qu'il sera d'ici quelques années (avec le développement des cartes graphiques, du haut débit, de la puissance des serveurs de Linden Lab, et des nouvelles interfaces). Nous serons vraiment dans une réalité virtuelle augmentée. En une année seulement, on a pu voir SL évoluer et devenir plus stable (moins de bogues). Je pense que les serious et social gamers vont faire évoluer les usages de l'ensemble du Web.

JB - Les entreprises présentes dans SL cherchent-elles à communiquer directement avec ses bimondiens ou de manière indirecte à bénéficier d'une image positive dans les médias traditionnels ?

NQS - On a dépassé le stade du buzz facile aujourd'hui. Trop de buzz, tue le buzz. Il y a eu des opérations quasi symboliques qui ont eu un écho médiatique immense, et les résidents ont été très souvent déçus. Bien sûr, il y a une volonté d'acquérir ou de conforter une image positive et innovante, mais s'implanter dans SL demande un budget bel et bien réel et une stratégie communautaire et une vraie esthétique également. Un lieu doit être accueillant, beau. Nous sommes dans un univers immersif dans lequel le visuel compte énormément. Pour la dernière ile produite par ma société I-Marginal, l'Ile Juste pour rire, nous avons conçu et créé une île avec une rive parisienne (des immeubles hausmaniens, un quai de Seine), et une rive québécoise, avec un concept architectural original. Les entreprises apprennent à acquérir les usages, comprendre le mode de fonctionnement des micro-communautés. SL est un monde hypersocial, il faut tout apprendre depuis le début. Il y a une demande participation et de co-création de la part de nombreux résidents. On ne peut saisir et répondre à ces attentes que de l'intérieur.

JB - Sony, Google ou Microsoft semblent s'intéresser à la 3D. Pensez-vous que cette concurrence fragilisera ou, au contraire, consacrera SL ?

Risque de fragiliser ? Pas sûr, car :

1) Il faut faire la part des choses : entre les annonces et la réalisation, il y a parfois un monde.

La mise au point d'un métavers demande énormément de travail, ça ne s'improvise pas, quels que soient les moyens mis en oeuvre. On l'a bien vu avec Sony qui a repoussé au 1er trimestre 2008 le lancement de Home, son jeu de communauté virtuelle en 3D destiné à sa console PlayStation 3, pour essayer d'en améliorer la qualité.

2) Il faut comparer ce qui est comparable : le monde de Sony, ou celui sur lequel travaille M6 en ce moment, Genderz, ne sont pas des mondes que le résident peut construire à sa guise. Ils n'ont pas les mêmes fonctions, ni les mêmes usages, ne sont pas destinés aux mêmes personnes. L'ensemble du contenu de Second Life a été construit (cela représente en temps inimaginable) par les résidents eux-mêmes. Cela ne devient plus un "jeu" dès que l'on se lance dans la création.

3) Si chacun cherche à maximiser l'ouverture de son univers, il est très difficile de faire un monde entièrement compatible sur toutes les plateformes (Mac, PC, Linux) et tenant compte du parc installé (notamment les cartes graphiques et les processeurs).

L'arrivée de nouveaux acteurs de poids, Google ou Microsoft, aux côtés de Sun (Wonderland) et IBM (Innovate Quick), tout comme le développement des métavers -à l'instar de deux mondes chinois récents (1) -pourrait renforcer la position de Linden Lab en montrant que les mondes virtuels ne sont pas une mode, mais une tendance lourde dans l'évolution des usages. Et SL est sans doute le plus en avance actuellement.

Enfin, tous ces acteurs ont intérêt à travailler à l'interopérabilité pour augmenter leurs nombres de résidents potentiels. Elle semble se mettre en place petit à petit. On pourra peut être un jour prochain passer de Second Life dans HiPiHi avec son avatar directement comme on change de région dans SL. Les deux entreprises sont d'ailleurs en discussion à ce sujet.

Pour Philip Rosedale, créateur de Second Life "SL est encore tout petit par rapport à ce que ça va devenir. Je prédis que l'univers de SL va devenir plus grand que le Web lui-même.(2)" L'essentiel, je crois, c'est que dans un avenir proche une grande partie du Web sera en 3D, on pourra, avec son avatar, lire son courriel, consulter des pages HTML, regarder des vidéos et travailler ensemble sur des documents partagés dans un monde virtuel persistant. La question n'est plus, à mon avis, faut-il s'y mettre, mais comment le faireŠ.

JB - Natacha Quester-Semeon, je vous remercie.

(1) Les métavers chinois, HiPiHi : http://www.hipihi.com/index_english.html
et uWorld : http://www.uwo3d.com/c/index.html
Genderz : http://www.genderz.fr

(2) Propos recueillis par Jean-Rémi Deléage et Sacha Quester-Séméon, SLCC, Chicago, août 2007
 
 
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pixel
le 08 Déc. 07 à 12h24
 
Du pipo virtuel comme Google earth, celui de Microsoft n'y échappe pas non plus et l'IGN avec son site aussi. Un monde virtuel qui représente la réalité urbaine avec la géolocalisation visiophonique là, d'accord. Un monde virtuel qui permet de joindre les différentes administrations sans se déplacer, effectivement c'est ce que l'on cherche. Un monde virtuel de notre monde, pour effectuer nos recherches a distance et nos démarches en ligne en direct, ou effectivement c'est ce que nous cherchons. Nous ne souhaitons pas enrichir encore un nouveau système qui va nous vendre du terrain virtuel. C'est un comble! Nos provider nous soutirent déjà assez de l'argent réel pour avoir une place pour créer un site web ainsi que 5 e-mails. Cela suffit amplement pour pouvoir y créer grâce notre adresse perso un hébergement qui pourrait contenir de la 3D temps réel. Il y a plus de 30 logiciels de 3d en ligne avec tous des spécifications différentes. Certain permettent de créer au travers de plug-in des interfaces en 3D dans des pages html, créant ainsi des ressources visuelles plus performante que vos propres site déjà citer. Quant à la visiophonie on l'intègre en lien avec la représentation architectural. Et oui cela ce fait déjà. Cela permet de remplacer de la même façon les pages jaune et blanche des annuaires. Visiophonie, paiement sans contact avec Wimax mobile cela permet de cloisonner chacun sur sa propre page web et sa propre identité numérique ainsi que son volume d'habitat. Bien pour le cadastre, bien pour la visualisation d'ensemble qui donne naissance ainsi au meilleur des GPS 3D à venir... Les Etats alors feraient bien de s’en inspirer. Economie à la clés et amélioration des services administratifs en sus. L'opérateur historique en France va débuter, pour une durée de trois mois, un test en grandeur nature d'une borne d'accès qui permettra de réaliser des procédures judiciaires en télé administration. Baptisé « Point Visio-public », cet équipement est « un accueil administratif virtuel bénéficiant d'un accès internet, installé dans un espace public permettant aux citoyens un accès de proximité à la justice ». Concrètement, il se présente sous la forme d'une borne intégrant un écran, un scanner (pour les documents juridiques), une caméra et une imprimante. Le citoyen est censé pouvoir effectuer ses démarches judiciaires, consulter des informations directement à l'écran, recevoir des documents, les signer et dialoguer avec un correspondant à distance en visioconférence. « Via cet échange en temps réel, fondé sur la relation humaine, les démarches administratives sont simplifiées et les déplacements inutiles et fastidieux évités », souligne Orange. Développé par les Orange Labs, le Point Visio-public est destiné à être généralisé si la phase expérimentale se révèle positive. La convention d'expérimentation a été signée par Rachida Dati, ministre de la Justice, et Didier Lombard, P-DG du groupe France Télécom. Cette convention s'inscrit dans le programme de modernisation de la Justice lancé par la ministre, qui prévoit notamment l'informatisation de toutes les juridictions au 1er janvier 2008. L’idée est bonne mais le faire dans chaque foyer à distance sera encore mieux pour tout ce qui concerne l’administration en général. Un umpc (ultra mobile Personal computer) permet d’envoyer son signal sur nos télévisions grand écran les informations de ce genre. La connexion avec l’internet intervient avec le wimax mobile ce qui permet de l’avoir partout, nous donne ainsi un accès sans discontinuer avec tous nos services d’identification numérique. De là une biométrie, un code pin d’activation et les services financier peuvent se joindre sans problématique particulier. On obtient une confidentialité restrictive et nominative sans être suivi où espionner. Comme dans vos mondes virtuels. Un monde ou l’on peu emmener des enfants sans crainte de rencontrer des avatars en forme d’animaux se sodomisant les uns les autres. Chacun y a sa responsabilité par son authentification. Ce qui n’empêche pas de faire connaissance par le système d’authentification volontaire sur la géolocalisation visiophonique. Sorte d’avatar qui représente l’individu réel associé au compte d’indentification réel. On ne fait pas ce que l’on dans le monde réel, on a des devoirs et des obligations idem aussi avec sa représentation. On écarte ainsi tout les excès comportemental.
Voilà bonne lecture.
 
 
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zorro9
le 08 Déc. 07 à 17h15
 
une seule remarque: la moitié des pc vendus sont des portables dont les 3/4 n'ont pas une carte graphique assez puissante pour faire tourner SL...
 
 
le 09 Déc. 07 à 18h47
 
Second Life est le symbole d'une évolution hybridant web 2.0, réseaux sociaux et sérious games et métaphores tridimensionnelles.
Même si l'avénement d'un monde miroir devient probable (voir article du dernier technology review), Second Life montre et démontre que nous n'en sommes qu'au début de nouvelles interfaces entre humains d'une part et entre humains et machines (voire capteurs) d'autre part.
Il est très probable qu'une partie des tendances structurantes des territoires numériquement augmentés s'y tisse en ce moment.
P.S.Concernant les pc, cela va très vite changer, pour tous ceux qui embarquent une puce intel. Je doute que les concurrents restent à la traine (voire déclarations récentes et rachat de Havok).

Pour moi dans ce que dit Pixxel il y a à boire et à manger. Il existe déjà des tentatives d'e-administration dans Second Life (mairie d'Issy les Moulineaux, des fonctions d'envoi de SMS, et des essais de règles démocratiques de gouvernance (Neufreistadt).
Les engouement set objections vis à vis de ce monde virtuels sont bien souvent très proches de ceux vis à vis du web en 1995 en France. Concernant les points visio-publics, les mondes virtuels (tout comme le web en son temps) ne "mangent" pas les médias précédents, mais bouleversent l'équilibre entre eux et obligent à une refonte des modes de communication. Ca^bler un agent public depuis un téléphone, le web, une webcam et second life n'est pas très difficile.

Cordialement,
Hugobiwan Zolnir
http://sldirect.blogspot.com
 
 
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Anonyme
le 06 Janv. 08 à 15h09
 
Très chouette interview ! Et puis c'est intéressant de voir que ce que beaucoup peuvent appréhender comme des épiphénomènes, des effets de mode, ou le buzz du moment, est en réalité vu comme le futur en train d'émerger par ceux qui y sont immergés (exactement comme les réticences observées il y a 10 ou 15 ans pour l'arrivée du web). Bravo les pionniers !
 
 
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Anonyme
le 06 Janv. 08 à 15h10
 
Du pipo virtuel comme Google earth, celui de Microsoft n'y échappe pas non plus et l'IGN avec son site aussi. Un monde virtuel qui représente la réalité urbaine avec la géolocalisation visiophonique là, d'accord. Un monde virtuel qui permet de joindre les différentes administrations sans se déplacer, effectivement c'est ce que l'on cherche. Un monde virtuel de notre monde, pour effectuer nos recherches a distance et nos démarches en ligne en direct, ou effectivement c'est ce que nous cherchons. Nous ne souhaitons pas enrichir encore un nouveau système qui va nous vendre du terrain virtuel. C'est un comble! Nos provider nous soutirent déjà assez de l'argent réel pour avoir une place pour créer un site web ainsi que 5 e-mails. Cela suffit amplement pour pouvoir y créer grâce notre adresse perso un hébergement qui pourrait contenir de la 3D temps réel. Il y a plus de 30 logiciels de 3d en ligne avec tous des spécifications différentes. Certain permettent de créer au travers de plug-in des interfaces en 3D dans des pages html, créant ainsi des ressources visuelles plus performante que vos propres site déjà citer. Quant à la visiophonie on l'intègre en lien avec la représentation architectural. Et oui cela ce fait déjà. Cela permet de remplacer de la même façon les pages jaune et blanche des annuaires. Visiophonie, paiement sans contact avec Wimax mobile cela permet de cloisonner chacun sur sa propre page web et sa propre identité numérique ainsi que son volume d'habitat. Bien pour le cadastre, bien pour la visualisation d'ensemble qui donne naissance ainsi au meilleur des GPS 3D à venir... Les Etats alors feraient bien de s?en inspirer. Economie à la clés et amélioration des services administratifs en sus. L'opérateur historique en France va débuter, pour une durée de trois mois, un test en grandeur nature d'une borne d'accès qui permettra de réaliser des procédures judiciaires en télé administration. Baptisé « Point Visio-public », cet équipement est « un accueil administratif virtuel bénéficiant d'un accès internet, installé dans un espace public permettant aux citoyens un accès de proximité à la justice ». Concrètement, il se présente sous la forme d'une borne intégrant un écran, un scanner (pour les documents juridiques), une caméra et une imprimante. Le citoyen est censé pouvoir effectuer ses démarches judiciaires, consulter des informations directement à l'écran, recevoir des documents, les signer et dialoguer avec un correspondant à distance en visioconférence. « Via cet échange en temps réel, fondé sur la relation humaine, les démarches administratives sont simplifiées et les déplacements inutiles et fastidieux évités », souligne Orange. Développé par les Orange Labs, le Point Visio-public est destiné à être généralisé si la phase expérimentale se révèle positive. La convention d'expérimentation a été signée par Rachida Dati, ministre de la Justice, et Didier Lombard, P-DG du groupe France Télécom. Cette convention s'inscrit dans le programme de modernisation de la Justice lancé par la ministre, qui prévoit notamment l'informatisation de toutes les juridictions au 1er janvier 2008. L?idée est bonne mais le faire dans chaque foyer à distance sera encore mieux pour tout ce qui concerne l?administration en général. Un umpc (ultra mobile Personal computer) permet d?envoyer son signal sur nos télévisions grand écran les informations de ce genre. La connexion avec l?internet intervient avec le wimax mobile ce qui permet de l?avoir partout, nous donne ainsi un accès sans discontinuer avec tous nos services d?identification numérique. De là une biométrie, un code pin d?activation et les services financier peuvent se joindre sans problématique particulier. On obtient une confidentialité restrictive et nominative sans être suivi où espionner. Comme dans vos mondes virtuels. Un monde ou l?on peu emmener des enfants sans crainte de rencontrer des avatars en forme d?animaux se sodomisant les uns les autres. Chacun y a sa responsabilité par son authentification. Ce qui n?empêche pas de faire connaissance par le système d?authentification volontaire sur la géolocalisation visiophonique. Sorte d?avatar qui représente l?individu réel associé au compte d?indentification réel. On ne fait pas ce que l?on dans le monde réel, on a des devoirs et des obligations idem aussi avec sa représentation. On écarte ainsi tout les excès comportemental.
Voilà bonne lecture.
 
 
 
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